NATURE OF MIND

AURÉLIE BAUER

Septembre 11 - October 14

PARIS GALLERY

For her exhibition « Nature of Mind » at the Sebastien Adrien Gallery, from September 11th to October 14th, Aurélie Bauer offer a getaway out of the ride of time and the zeal of cities. Faithful to her passion for cinematographic masterpieces of the last century, the painter gives a bucolic interpretation of their most emblematic landscapes. But this new series overthrow the seventh art inspiration, because instead of translating a movie into layers of painting, these are unique scenes coming alive between the drawings of the artist. Indeed, with this mystic vibrating fixity, the brushes of Aurélie Bauer are softly caressing the viewer, inviting him into a parenthesis where the hours are sinking into the void. The common point between these landscapes is the presence of men and women, pieces of a mankind disillusioned by a devouring urbanity.

 

As a consequence, their loneliness are making the viewer face his own aimlessness and the obviousness of peacefulness. As suggest its title, this exhibition is an opening to the wandering of mind in this nature’s fragments, the abandonment into the peaceful contemplation the characters are having of their environment. Indeed, sinking toward the heart of these works is an adventure along these protagonists, looking offscreen, thoughts drifting into the burning memories of an accident, the body weary of existence requirements or almost asleep under the weight of boredom.

 

In these context-free scenes, it’s easy to recall the Normandy of Marcel Proust, the shores of the Seine river from Maupassant, as the verdant paths of Rimbaud. In these images stuck in time, the viewer become as actor as author os these stories, free to picture the flooding, the source and the eddies of what will become his own piece of countryside, his own movie.

Pour son exposition « Nature of Mind » à la Galerie Sebastien Adrien, du 11 septembre au 14 octobre, Aurélie Bauer propose une escapade hors de la chevauchée du temps et du zèle des villes. Fidèle à sa passion pour les oeuvres cinématographiques du siècle dernier, la peintre délivre une interprétation bucolique de leurs paysages les plus emblématiques. Mais cette nouvelle série dépasse l’inspiration du septième art, puisqu’au lieu de traduire le grain d’une image en couches de peintures, ce sont des scènes inédites qui prennent vie avec les traits de l’artiste. En effet, dans cette fixité vibrant de mystique, le coup de pinceau d’Aurélie Bauer effleure le spectateur avec douceur, l’invitant dans une parenthèse où disparaissent autant les heures que les heurts. Le point commun de ces paysages est la présence d’hommes et de femmes, morceaux d’humanité désabusée et aliénée par une urbanité dévorante.

 

Leur solitude en ce sens, met le spectateur face à son propre désoeuvrement et à l’évidence de la tranquillité. Comme le suggère son titre, cette exposition est une ouverture aux vagabondages de l’esprit dans ces fragments de nature, l’abandon dans la contemplation paisible que les personnages font de leur environnement. Ainsi, s’enfoncer au plus profond de ces oeuvres est une aventure aux côtés de ces protagonistes pris sur le vif, le regard perdu hors champ, les pensées dérivant dans les souvenirs brulants d’un drame, le corps las des exigences de l’existence ou presque assoupis sous le poids de l’ennui. De ces scènes au contexte aussi libre que leurs interprétations, il est facile d’y retrouver la Normandie de Marcel Proust, les bords de Seine de Maupassant comme les chemins verdoyants foulés par Rimbaud.

 

De ces images suspendues dans le temps, le spectateur se retrouve acteur et auteur de ces histoires, libre d’imaginer l’écoulement, la source et les remous de ce qui deviendra sa propre partie de campagne, son propre film.